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Prise par une pluie soudaine

Prise par une pluie soudaine - Delores Morris

Si j’avais été plus attentive, je ne me serais jamais perdue. J’ai pris un chemin qui traversait une vaste prairie. Persuadée que je marchais vers mon objectif, j’ai continué sans m’inquiéter des changements dans le ciel. Il se couvrait progressivement de gros nuages menaçants. C’était un bel après-midi et le bulletin météorologique, diffusé vers midi à la télévision, promettait des heures exemptes de nuages. J’avais regardé un site spécialisé en même temps que je me renseignais sur la réparation de fissure Montréal. Comme c’est souvent le cas, les prévisions ne s’appliquaient pas au lieu où j’étais. C’était agaçant de n’avoir jamais le temps prévu. Heureusement, j’avais toujours un manteau de pluie et mes chaussures étaient étanches. Sans cette organisation, je n’aurais pas pu avancer sous ce torrent d’eau qui se déversait des nues grises au-dessus de moi. J’avais tant de difficultés à voir où je mettais mes pieds que je me suis perdue, tout simplement parce que je n’avais plus aucun point de repère.

J’ai remarqué que les nuages partaient quand le rythme de l’averse s’est ralenti. Par contre, la lumière du jour avait considérablement baissé. Ma montre marquait une heure très avancée, bien plus que celle que j’avais prévue pour rentrer chez moi. J’ai appelé mon frère pour qu’il sache que je ne serais pas présente au souper que nous devions partager avec ma future belle-sœur. Il m’a demandé la raison de mon absence, et je lui ai tout expliqué. Ordinairement, je ne demande pas d’aide, je préfère trouver la solution pour me sortir de mon problème toute seule. Je devais trouver les coordonnées GPS du lieu où je m’étais arrêtée pour qu’il puisse me retrouver. C’était une excellente idée et j’ai suivi toutes les étapes qu’il m’avait mentionnées.

En le voyant arriver, après plusieurs heures d’attente, j’ai poussé un soupir. Je pourrai enfin me laver, en revenant chez moi, changer de vêtements et dormir dans mon lit. Ces quelques gestes simples étaient tout ce que j’avais espéré pendant que je marchais. C’était un soulagement réel de voir se concrétiser ces attentes. Dans l’automobile, j’ai somnolé. Ma longue randonnée avait été fatigante, et je sentais que les muscles de mes jambes seraient douloureux pendant quelques jours. J’eus à peine la forcer de me lever de mon siège. Martin et Sandra proposèrent de m’accompagner. Ils restèrent et me concoctèrent un repas rapide. Je m’aperçus que j’avais très faim dès la première bouchée.

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