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Un séjour dans la nature

Un séjour dans la nature - Delores Morris

Ce sont mes vieux amis, Guillaume et Janice, qui m’ont orientée vers d’excellents spécialistes de la planification financière. Pour les remercier de cette recommandation formidable, je les ai invités à partager un weekend à la campagne, chez moi. Je possède une maison de famille ancienne, située sur les bords d’un ruisseau à Gatineau. Ses hauts murs de briques sont recouverts, par endroits, de vigne vierge qui rougit une fois que l’automne vient. Mes amis avaient rarement des invitations, je le savais. Un séjour dans la nature leur ferait le plus grand bien. Pour qu’ils soient installés au mieux, je leur avais réservé une partie de la maison proche de la cuisine. Guillaume aime se lever tôt, et Janice est tout au contraire, une adepte de la grasse matinée. J’avais appris tous ces détails sur eux pendant que nous avions partagé une maison en location, il y a quelques années.

Pour qu’ils aient tout à portée de main, une salle de bains privative était dans la chambre. Les rideaux de cette partie de la demeure ne laissent pas passer beaucoup de lumière, mais mes amis pourraient, tout de même, se réveiller avec la clarté du jour, à laquelle ils ne sont pas habitués chez eux. Des stores électriques furent ajoutés. C’était un projet que j’avais depuis longtemps, mais que je remettais toujours au lendemain. La venue de ces connaissances proches m’a motivée. J’ai tous les ingrédients pour un solide déjeuner à portée de main, mais je voulais que tout soit parfait, et j’ai cherché des miels, des confitures et des petits pains. Je ne prends que du lait de chèvre, j’espérais que cela leur conviendrait.

Leur arrivée, un vendredi soir, concorda avec un coucher de soleil prodigieux. Nous nous sommes installés sur la terrasse et nous avons contemplé l’astre du jour avant qu’il périclite. La douceur de la soirée était trompeuse et je leur ai proposé de nous installer près de la cheminée. Dès que le soir arrive, l’humidité tombe et la température est beaucoup plus fraîche. Ils furent ravis des dispositions que j’avais prises pour leur installation. Comme convenu, ils restèrent jusqu’au dimanche, mais j’ai bien vu qu’ils étaient si bien, chez moi, qu’ils avaient du mal à en repartir. Comme ils sont retraités, ils pouvaient rester encore quelques jours et ils m’ont quittée cinq jours après le jour prévu de leur départ. Nous étions si ravis des bons moments que nous avions passés qu’ils reviendront au printemps prochain.

À propos de l’auteur :

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